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Les lycéens du LfdD au cœur de la machine européenne !

Le 9 mai 2018, à l’occasion de la Journée de l’Europe, le lycée français de Palma organisait le 1er EURO PARLEMENT PALMA, une modélisation du Parlement européen pour permettre aux jeunes de comprendre le rôle d’un citoyen européen. Toujours à la recherche d’outils pédagogiques innovants pour permettre aux élèves de développer leurs connaissances et compétences, notre lycée a participé cette année à la troisième édition de l’événement organisée, cette fois, en visioconférence… nous sommes heureux de vous présenter les coulisses de ce projet.

Ce projet, ouvert aux élèves de 13 à 18 ans, a pour but premier de développer une véritable citoyenneté européenne grâce à une meilleure compréhension du rôle de l’UE et de ses institutions. Il permet aussi de développer des compétences telles que la recherche d’informations, la rédaction formelle, la prise de parole en public, et favorise l’apprentissage du compromis et de la coopération. Cette année, ce sont 14 lycées et collèges de 6 pays différents (Luxembourg, Royaume-Uni, Lituanie, Espagne, Allemagne et la Grèce) et quelques 250 élèves qui ont participé à cette session du « Parlement européen » les 6 et 7 mai derniers. Trois langues ont été utilisées durant les débats dans les différentes commissions : le français, l’anglais et l’espagnol.

Madame Larsen, professeure de sciences économiques et sociales (SES) et de droits et grands enjeux du monde contemporain (DGEMC), et Madame Isambert, professeure d’histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) ont travaillé avec les élèves de Première inscrits en spécialité SES ou HGGSP, ainsi qu’avec les élèves de Terminale ayant choisi l’option DGEMC.

Chaque élève incarnait un député et était membre d’une commission parlementaire. Le travail préparatoire a consisté dans un premier temps en classe à approfondir sa connaissance générale du fonctionnement du Parlement européen et du processus décisionnel de l’UE. Puis, dans un second temps, les élèves ont dû fournir un travail personnel conséquent en vue de s’approprier au mieux leur personnage en menant des recherches spécifiques relatives aux pays et parti politique d’origine ainsi qu’au groupe politique européen d’appartenance de leur député. Concrètement, il s’agissait pour les élèves d’avoir une idée précise du positionnement de leur eurodéputé sur les différents thèmes qui allaient être débattus en commissions pendant ces 2 journées. Le travail a été dense pour arriver à ce niveau de maitrise de leur personnage car les thèmes débattus étaient nombreux et complexes : respect de l’Etat de droit comme condition pour l’obtention des fonds européens, maintien après le Brexit de l’utilisation de l’anglais comme langue de travail au sein des institutions européennes, la question de l’immigration, l’égalité salariale au sein de l’UE…
C’est cette préparation de longue haleine qui s’est déroulée de mars à mai qui a permis à chaque élève de s’engager pleinement dans le jeu de rôles et d’en faire ainsi un exercice à la fois pertinent et enrichissant pour tous.

Nos élèves ont participé aux commissions suivantes :

Commission 1 (Affaires étrangères et défense + Droits de l’homme) – en français

Tom BONICELLI, Léna CARBONE, Inès LEON ROUBAUD, Rayan BACHA, Mayssem MNASRI

Commission 3 (Droits de la femme et égalité des genres + Transports et tourisme) – en français

Aymen MOUJTAHID, Rayan BELABBES, Nour MNASRI, Rodolphe UGUEN et Lena TAMIC (Présidente) 

Commission 6 (Environment + Industry, Research and Energy) – en anglais

Julie LACHAMBRE (Présidente)

Commission 7 ((Affaires constitutionnelles + Pétitions) – en français

Raphaël GREINER, Cécile GUEGAN, Noémie VIAL, Rayane-Bilal ECH-CHERFAOUI, et Malo ISAMBERT (Président)

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En amont de la plénière des 6-7 mai, chaque député a dû rédiger une proposition de loi dans le cadre des deux thèmes débattus dans sa commission. Au LfdD, nous avons choisi de réaliser ce travail en équipe de 2 ou 3, membres de la même commission parlementaire. Cette partie du projet a été très intéressante pour nos élèves car elle exigeait beaucoup de rigueur tant sur la connaissance du sujet (son actualité, les textes législatifs déjà en vigueur) que sur la formulation et notamment juridique. Puis, les organisateurs à Palma ont procédé à une sélection et retenu 2 textes par commission. A partir de là, une nouvelle phase de travail a commencé : nos élèves-eurodéputés devaient préparer des amendements sur les deux propositions de loi sélectionnées. Là encore, cette phase de travail a exigé beaucoup de sérieux et d’engagement des élèves d’autant qu’’ils allaient devoir présenter et défendre ces amendements devant 250 autres eurodéputés !

Les 6 et 7 mai, l’atmosphère était extrêmement sérieuse et professionnelle, avec une tension palpable mais stimulante, chacun dans son rôle. Une salle du LfdD avait été équipée en wifi, casques et ordinateurs pour devenir salle de travail de nos députés. Chaque eurodéputé était en lien direct avec ses homologues répartis dans les différents lycées participants. Tous les « députés » ont ainsi pu présenter leurs propositions et amendements, tandis que les président(e)s ont animé les débats dans les différentes commissions et encadré le travail des « Eurodéputés ».

Chacun a pris son rôle au sérieux. Tout a été géré par les élèves, la prise de parole des « députés », les votes, l’organisation des débats… nous avons pu ressentir les différentes émotions – de la frustration quand leurs idées n’étaient pas retenues à la fierté lorsqu’elles l’étaient, beaucoup d’enthousiasme et surtout une grande concentration et implication.

Deux élèves ont prononcé des discours à l’ouverture de chaque journée.

Ainsi, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture en présence de personnalités et notamment d’une journaliste du Monde et d’une vraie eurodéputée (!), c’est Tom B. (1ère) qui s’est lancé le premier dans cet exercice oratoire. En effet, Tom incarnait le président d’un groupe politique. A ce titre, il devait faire un discours général à l’ouverture de la plénière à l’instar de ses collègues des autres groupes politiques. Tom a pris son rôle avec beaucoup d’enthousiasme, très conscient de la difficulté de l’exercice : « Avoir interprété les idées d’une autre personne est passionnant pour comprendre réellement la pensée qu’il véhicule ». Tom précise que sa participation à ce projet lui a permis de comprendre que le Parlement peut être très lent dans son fonctionnement et souligne que les amendements proposés ne sont parfois qu’une question de changement de mots, ou de remplacement par des synonymes, ce qui rend le processus de vote encore plus difficile.

Léna C.(1ère) a prononcé son discours le deuxième jour puisque sa proposition de loi sur le thème « Comment garantir la protection des droits de l’Homme au sein des pratiques commerciales » avait été retenue par les organisateurs. Elle s’exprimait donc en tant que Rapporteur du texte ; il s’agissait de le présenter avant de le voir “trituré” par les eurodéputés réunis en commission.

Au final, après l’ajout de plusieurs amendements, son texte fût accepté et voté par la grande majorité des « députés ». « J’ai beaucoup aimé participer à ce projet même si c’était du travail, ça m’a apporté énormément. J’appréhendais au début étant donné que je ne savais pas vraiment comment ça allait se passer et parce que j’allais devoir interagir avec des gens que je ne connaissais pas … En conclusion, je ne retiens de cette expérience que du positif. Ça m’a permis de sortir de ma zone de confort, d’avoir appris de nouvelles choses, notamment grâce à mes recherches personnelles pour préparer le débat, tout en jouant vraiment un rôle. Je le referais donc sans hésiter. » nous a-t-elle confié.

Du côté des président(e)s, le travail est surtout organisationnel, explique Julie (Tale), Présidente de la Commission 6, tenue en anglais et la seule à représenter notre lycée dans cette commission. « Nous sommes là pour vérifier que tous les participants sont présents, nous devons leur expliquer les règles mais aussi le déroulement des sessions. Les président(e)s ne participent pas aux débats mais animent les débats, c’est-à-dire que nous donnons la parole aux députés qui souhaitent parler et nous faisons surtout en sorte que chacun et chacune ait l’occasion de donner son avis (ou, en l’occurrence, l’avis de son député affilié).

(…)  Notre rôle ne s’arrête pas qu’à l’animation de sessions, car nous sommes aussi respon- sables du projet de loi et des amendements (chan- gements proposés par les groupes politiques sur le projet de loi). Nous devons regrouper et classer les amendements en vue des débats qui se dérouleront avec les députés. Lors des pauses, avec mes co-présidents dans la commission 6 nous travaillions alors pour préparer la suite de la journée. »

Elle a trouvé très intéressant de participer à ce projet dans une autre langue que sa langue maternelle le français. Cela a donné une autre dimension au projet, le rendant encore plus « challenging » : « Le fait d’utiliser l’anglais a rendu l’expérience encore plus enrichissante et pertinente, étant donné que je me dirige vers une carrière internationale », nous a-t-elle expliqué.

Aymen Moujtahid (1ère) a réussi à faire adopter lors des débats un de ses amendements en lien avec la lutte contre les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Pour Aymen le fait que le projet se soit tenu en ligne en raison de la Covid avait aussi ses avantages comme une plus grande facilité à s’exprimer devant un grand nombre de personnes. « Une chose qui m’a marqué personnellement c’était de voir mes camarades en costard cravate. C’était globalement une très bonne expérience bien que j’aie trouvé le travail derrière plutôt dense. » a-t-il continué. 

Cette expérience aura été très enrichissante pour toutes et tous, elle leur aura fait prendre conscience de la complexité d’une institution telle que le Parlement européen mais également de la richesse que créent le débat, le compromis, l’échange et, de manière générale, la diversité. Elle aura, peut-être, également fait naitre des vocations comme pour Tom qui nous confiait : « Ce projet représentait pour moi un travail, mais au-delà de ça un jeu, où je me suis investi pleinement dans le but de pouvoir découvrir ce qu’est le monde de la politique. »

Nos jeunes « eurodéputés » bien équipés pour la course aux débats

Encore un grand merci à Mme Larsen et à Mme Isambert qui ont rendu possible ce projet grâce à leur travail préparatoire et à l’accompagnement des élèves avant, pendant et après cet évènement.

Toutes nos félicitations aux participant(e)s pour leur dynamisme et la grande qualité de leurs prestations !

1,2,3… Qui a dit qu’en maternelle on ne pouvait pas compter jusqu’à 100?

Depuis quelques années, les enfants de grande section commencent l’année scolaire par un défi: compter les 100 premiers jours d’école! Le nombre 100 représente pour les enfants de maternelle l’immensité! Alors quand la maîtresse propose de compter 100 jours, ils sont à la fois impressionnés et impatients!

Ce projet qui dure plusieurs mois permet de développer de nombreuses compétences:

  • Construire la suite numérique et fréquenter l’écriture des grands nombres,
  • Apprendre la comptine numérique,
  • Fréquenter les dizaines,
  • Organiser son comptage,
  • Réaliser des collections de 10 objets,
  • Préparer une exposition,
  • Écrire une invitation.

Un rituel quotidien est alors mis en place: chaque jour, un enfant trace un point sur le calendrier de la classe ce qui permet de matérialiser le temps qui passe, puis, il ajoute une perle dans une boite. Toutes les perles sont comptées chaque jour afin de connaître le nombre de jours d’école passés ensemble! Ce nombre est noté sur un tableau.

Le dixième jour, les 10 perles sont échangées contre une barrette de 10; cette fois-ci les 10 perles sont « attachées » ensemble, elles représentent une dizaine. Les perles restantes sont des unités. Grâce à ce jeu, les enfants approchent les concepts de dizaines et d’ unités.

Très rapidement, (souvent vers le 30ème jour), ils comprennent qu’il faut 10 dizaines (ou 10 barrettes) pour arriver à 100! À la fin du compte à rebours, les enfants échangent les 10 dizaines contre une plaque de 100 perles toutes attachées ensemble.

Ils aiment préparer des expositions pour leurs parents et camarades et surtout faire la fête. Comme toujours, leur imagination est leur seule barrière… cette fois, ils ont construit des collections de 100 objets, ou rassemblé 100 mots sur un thème, ou encore écrit les chiffres jusqu’à 100…

Habituellement, ils préparent aussi les invitation pour leurs parents, mais cette année, la fête leur était exclusivement réservée et … ils se sont amusés comme des fous !

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Alors 100 fois 100 Mercis aux maitresses de maternelle, Mesdames Laure Vergult, Sandrine Claude et Sophie Lanau et bien entendu aux enfants pour leurs magnifiques réalisations.