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février 2021

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Michel Delage – Conférence du 26 janvier

Michel Delage est psychiatre, ancien professeur des services de santé des armées. Dans son travail de recherche, il vise à intégrer les connaissances sur l’attachement aux thérapies familiales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont ‘’La résilience familiale’’.

Prélude

En quelques semaines, l’épidémie de corona virus a bouleversé toute l’organisation de l’enseignement y compris l’organisation du travail et la relation entre les membres de la communauté éducative, dont les parents… Du jour au lendemain, professeurs et élèves ont été obligés de revoir leur façon de travailler, de communiquer et d’interagir…

Des efforts considérables ont été déployés par la direction du lycée, les enseignants, les professeurs principaux, la vie scolaire  : une formation rapide au numérique, en organisant, structurant et en adaptant l’enseignement aux outils numériques. En même temps,  il a fallu renforcer le contact avec les parents et les élèves, les rassurer, les aider à comprendre le fonctionnement des espaces numériques ou en prêtant des ordinateurs portables aux élèves qui en avaient besoin.

Les parents ont également fait preuve d’initiative et de créativité, en utilisant des outils institutionnels et non institutionnels, en créant des groupes sur Whatsapp et sur les réseaux sociaux pour maintenir le contact avec la communauté éducative, mais aussi avec les autres parents afin de surmonter les moments difficiles.

Aux conseils de classe du premier trimestre qui permettaient de faire le bilan du travail des élèves pendant le retour en présentiel, les délégués de classe ont exprimé leurs difficultés devant la masse de travail à laquelle leurs camarades et eux-mêmes avaient à faire face. Au cours du trimestre, chacun a pu observer la souffrance d’un certain nombre d’élèves, stressés par les exigences des professeurs, angoissés devant les échéances liées à l’orientation et aux examens.

C’est dans ce contexte que la direction du LfdD et les représentants des parents élus au Conseil d’établissement ont lancé ce projet de coéducation qui vise à renforcer le partenariat avec les parents pour réunir les condition de l’épanouissement de leurs enfants. Et de partir du postulat suivant : le bien-être des élèves favorise leur réussite à l’école. Évidemment, ce thème fera également l’objet d’une réflexion avec les professeurs d’un côté, et avec les élèves de l’autre.

La théorie de l’attachement dans les apprentissages et l’éducation

La conférence avec Michel Delage, psychiatre, qui nous a présenté le rôle de l’attachement dans les apprentissages et l’éducation en constitue dans la première étape. Selon lui, il est nécessaire de renforcer le sentiment de sécurité des élèves en s’appuyant sur 4 dimensions  :

  • La disponibilité
  • L’empathie
  • L’acceptation
  • Le partenariat 

Il convient  tout d’abord de comprendre ce qu’est la théorie de l’attachement.

La théorie de l’attachement est un champ de la psychologie qui traite d’un aspect spécifique des relations entre les êtres humains. Son principe de base est qu’un jeune enfant a besoin, pour connaître un développement social et émotionnel équilibré, de développer une relation d’attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui de façon cohérente et continue. C’est dans ce sens qu’on peut dire que l’attachement est primordial pour l’évolution psychologique de l’enfant.

L’attachement et les apprentissages scolaires

Dans Attachment in the classroom, paru en 2006, Heather Geddes a étudié la relation entre un élève, son enseignant et une tâche d’apprentissage en lien avec la relation d’attachement.

Ces résultats montrent qu’un enfant apprend et réagit de manière différente en fonction de la tâche demandée, des attentes de l’enseignant envers eux et de leur type d’attachement.

A son entrée à l’école, l’enfant fait trois nouvelles expériences :

  • La séparation avec sa figure d’attachement.
  • Il rencontre son enseignant qui est un adulte qu’il ne connait pas.
  • Il fait connaissance avec un groupe d’enfants avec qui il va développer la socialisation.

La façon dont il va les aborder dépendra de la confiance qu’il accorde à sa figure d’attachement. Ainsi si l’enseignant apparait comme une base de sécurité, l’enfant s’investira de façon positive dans la tâche scolaire. Il aura de meilleurs apprentissages que l’enfant pour lequel l’enseignant apparaitra comme une base non sécurisante.

Pour conclure

Cette intervention de Monsieur Michel Delage  aura forcément une suite.

Le mal-être scolaire observé chez certains élèves, nous oblige à répondre à cette question : comment sécuriser les parcours scolaires, l’épanouissement de tous les élèves tout en conservant le même niveau d’excellence ?

Un élément de réponse nous a été donné par Monsieur Delage qui a rappelé à tous que la relation entre l’école et les parents doit être fondée sur la confiance, condition préalable à la constitution d’un environnement sécure pour les élèves.

D’autres réponses seront proposées dans le projet éducatif que les personnels du LfdD ont commencé à élaborer. Évidemment, l’ensemble de la communauté scolaire y sera associée dans les semaines qui viennent. Le bien être scolaire est l’affaire de tous !


Pour aller plus loin :

L’attachement et les apprentissages scolaires

Les émotions, ici sont bien régulées et mentalisées. Le développement des processus cognitifs est bon. Comme l’enfant est stimulé par la nouveauté, ce dernier est prêt pour l’apprentissage et les tâches scolaires.

 S’il ne parvient pas à effectuer l’exercice qui lui est demandé, l’enfant demandera à son enseignant et écoutera ses explications et ainsi réussira sa tâche. Ainsi, l’enfant va développer un sentiment d’efficacité qui lui donne confiance en lui.
Les émotions sont présentes et très peu mentalisées. Disposant d’un potentiel cognitif suffisant, l’enfant préférera les tâches scolaires à autre chose de façon à se protéger des émotions qu’il peut rencontrer. De plus, si les parents de ces enfants témoignent d’une certaine fierté face à la réussite de leur enfant, celui-ci va s’investir un peu plus dans le but de leur plaire.
Un enfant avec un type d’attachement évitant n’arrivant pas à effectuer sa tâche scolaire, se tiendra à distance de son enseignant qu’il ne trouvera pas rassurant. Le triangle d’apprentissage se fragilise par le fait que l’enfant se concentre sur sa tâche scolaire. Il n’y a plus que lui et sa tâche scolaire. L’enfant bute sur son exercice, contrôle les émotions négatives qu’il ressent mais en aucun cas demande l’aide à son enseignant.
Débordés par leurs émotions, ces enfants n’arrivent pas à se concentrer sur les tâches scolaires. S’ils ne sont pas aidés, ce sont des enfants qui abandonneront rapidement leurs tâches.
Ici, le triangle d’apprentissage se fragilise d’une manière différente. L’enseignant apparait à l’enfant comme une figure d’attachement alternative. Mais ce dernier ne semble pas sûr de sa disponibilité pour lui en cas de besoin. L’enfant se sent en concurrence avec les enfants de sa classe. C’est pourquoi, il cherche à avoir l’exclusivité avec l’enseignant. Il peut se montrer collant avec lui. C’est un enfant d’humeur changeante. Les résultats aux tâches scolaires dépendent de la capacité de l’enseignant à apaiser l’enfant pour qu’il investisse l’exercice proposé.

Source : https://www.prevention-sante.eu/psychologie/linfluence-du-lien-dattachement-sur-la-reussite-scolaire

La rencontre des CE2A avec le skipper Nicolas Troussel

S’il fallait caractériser Nicolas Troussel, c’est sans doute sa propension à sortir des sentiers battus qui pourrait le mieux définir le marin, double vainqueur de La Solitaire du Figaro. Son palmarès témoigne à la fois de sa capacité à oser des coups gagnants comme en 2006 où, à rebours de toute la flotte, il tente une option radicale qui lui permet de remporter sa première Solitaire du Figaro avec un écart de près de six heures sur ses principaux adversaires. Faire une « Troussel » deviendra ainsi une expression consacrée dans le monde de la course au large pour définir un coup où l’inspiration le dispute au panache. 

Nicolas Troussel s’est qualifié pour le Vendée Globe après avoir effectué 2 000 milles nautiques (3 700 km) de navigation en solitaire sur le bateau CORUM L’Epargne.

Alors que la course était à ses dernières heures, Nicolas Troussel a accepté aimablement de nous accorder une interview (Nicolas Troussel a annoncé le 16.11 soir, son abandon sur le Vendée Globe 2020. Le skipper de Corum L’Epagne avait démâté la nuit dernière mais était sain et sauf).

Tous les élèves ont attendu avec beaucoup de ferveur le moment de l’interview. Le moment était unique et a marqué chacun d’entre eux. Nous sommes convaincus qu’après cette rencontre, les élèves sont repartis avec une seule et précieuse conviction : c’est la détermination qui les mènera loin.

Q.Pourquoi avez-vous choisi de participer au Vendée Globe ? (Elyes)

R. J’ai choisi de participer au Vendée Globe car j’aime la compétition et j’ai toujours rêvé de faire le tour du monde en solitaire. J’aime la mer et les bateaux depuis toujours. De plus, c’est la plus grande course qui existe depuis 1989.

Q. Souhaitez-vous refaire le prochain Vendée globe ? (Alba)

R. Oui, je souhaiterais pouvoir le refaire en 2024 !

Q. Comment faisiez-vous pour aller aux toilettes et pour vous doucher ? (Martha)

R. Pour aller aux toilettes, j’utilisais un seau et pour me laver, j’utilisais des lingettes. Il faut être, toutefois, vigilant par rapport aux problèmes de peau avec l’eau salée.

Q. Quel était le moment le plus beau de votre course ? (Emil)

R. C’était le départ, c’était très réjouissant car le bateau glissait rapidement sur l’eau et nous étions accompagnés au-dessus de nos têtes par la patrouille de France.

Q. Avez-vous eu peur sur le bateau ? (Rémi)

R. Non, pas particulièrement. Il y a des moments tendus où l’on doit toujours faire attention ou quand j’ai  dû réparer ma voile lorsque je me trouvais  au Cap Horn.

Q. Que faisiez-vous lorsque vous aviez du temps libre sur le bateau ? Aviez-vous le temps de lire, de regarder la télévision ou d’écouter de la musique ? (Benjamin/(Théophile)

R. Non, je n’avais pas le temps de regarder la télévision car on est toujours actif sur un bateau. Avant de me lancer dans la course, j’ai visionné des vidéos de préparation et j’ai téléchargé des émissions de radios sur mon iphone pour pouvoir les écouter sur le bateau.

Q. Dormir et piloter : comment faisiez-vous ? (Alba)

R. Je pouvais m’accorder des petites plages de sommeil grâce à mon pilote automatique.

Q. Est-ce plus dangereux de naviguer la nuit que le jour ? Comment faites-vous ? (Dorian)

R. Naviguer la nuit est plus facile que de naviguer le jour.

Q. Etiez-vous content de retourner chez vous ? (Zoé)

R. Oui et non. J’étais triste car j’avais dû abandonner la course à cause du démâtage. Oui bien sûr, j’étais aussi content de retrouver ma femme et mes enfants.

Q. Combien de repas preniez-vous par jour ? (Thomas)

R. J’essayais de maintenir le rythme de 3 repas par jour mais, quelquefois, on n’a pas toujours le temps de respecter ce rythme.

Q. Combien de difficultés avez-vous rencontrées ? Quelles sont celles que vous avez pu réparer ? (Théophile)

R. J’ai eu un problème d’énergie avec l’alternateur, je ne pouvais pas recharger les batteries.

Q. Combien d’heures dormiez-vous par jour ? (Camille) 

R. Cela dépendait car il y a des jours où je ne dormais pas car il avait trop de travail pour les réglages de mon bateau. Je dormais en moyenne 5-6 h par jour mais en plusieurs fois.

Q. Etre loin, cela devait être dur. Que faisiez-vous quand votre famille vous manquait ? (Mailys)

R. Être loin de sa famille, on s’y prépare avec la famille en tant que skipper toute l’année avant de partir. Je n’avais souvent pas trop le temps d’y penser sur le bateau, je devais être constamment concentré. Souvent, j’envoyais à ma famille des textos et quelquefois, nous faisions des visios.

Q. Que devez-vous faire pour pouvoir participer au Vendée Globe ? (Hugo)

R. Il y a plusieurs conditions à remplir comme la taille du bateau, être en bonne santé et avoir suivi une formation médicale. J’ai également dû compléter un parcours de qualification de 2000 milles.

Q. Comment vous sentiez-vous lorsque vous étiez en mer face aux tempêtes et à la mer agitée ? (Lala)

R. Bien et serein car face aux grosses vagues, les manœuvres se sont bien déroulées et les foils ont bien fonctionné.

Q. Avez-vous vu beaucoup de skippers pendant le Vendée Globe ? Comment communiquiez-vous si vous aperceviez le bateau d’un autre skipper ? (Amélie)

R. Oui, j’ai vu quelques autres skippers au large des côtes d’Espagne ou du Cap Vert.

Avec les bateaux qui étaient proches de nous, nous communiquions par radio VHF, par une boîte mail, par un téléphone satellite avec lequel nous pouvons  nous envoyer des textos et nous appeler.

Q. Est-ce que c’est confortable de naviguer sur votre bateau ? (Anne)

R. Ce n’est pas trop confortable quand il y a beaucoup de mer et cela peut être dangereux. C’est pourquoi, je dormais sur un gros matelas pour ne pas sentir les chocs du bateau qui bouge dans une mer déchaînée.

Q. Lorsque vous naviguez pendant le Vendée Globe, vous intéressez-vous au classement des autres skippers ? (Felix)

R. Oui, bien sûr. Je suis compétiteur et le but est d’avoir le meilleur classement possible.

Q. Qui a choisi votre sponsor ? (Noé)

R. Ce n’est pas moi qui choisis forcément le sponsor, c’est lui qui me choisit.

Q. Quels sont vos projets  pour cette année ?

R. En ce moment, le bateau est sur le chantier et subit des réparations pour être prêt d’ici fin mars/début avril.

Victor Hugo disait : « S’il existe une réalité qui dépasse le rêve, c’est ceci : Vivre ».

C’est bien ce que fait Troussel… il vit sa vie et prépare ses prochaines aventures, le tout pour atteindre son rêve… Le retour du Vendée Globe.

... ses prochaines courses pour cette année...

mi-Mai : The Ocean Race Europe, il s’agit d’une course à étapes en équipage.

Août : Rolex Fastnet : Départ de l’île de Whight, arrivée à Cherbourg

Septembre : Défi Azimut à Lorient en duo

Octobre : Transat Jacques Vabre en duo

Kangourou des mathématiques

Kangourou…tout le monde connaît ce charmant animal, mais qu’en est-il du Kangourou des mathématiques ?

Le Kangourou des mathématiques est un concours ouvert aux élèves du CE2 jusqu’au lycée. Ce concours est l’occasion de faire pratiquer les mathématiques de manière ludique.

 Cette année, comme les années précédentes, l’association « Kangourou des mathématiques » organise son jeu-concours. Il a pour objectif de stimuler et de motiver la grande majorité des élèves suivant le programme normal de leur classe et s’appuie sur une grande participation afin de devenir une manifestation scientifique de masse.

En 2019, près de 30 pays ont participé au « KANGOUROU SANS FRONTIERES». Le même jour, presque à la même heure, 6 millions de jeunes européens ont réfléchi aux mêmes questions…

En 2020, le virus a perturbé le déroulement habituel de l’épreuve mais une majorité d’élève étaient en ligne depuis chez eux pour la passer.

Comment participer au concours ?

Comme chaque année depuis plus de 25 ans, M. Philippe Morales, professeur de Mathématiques / Informatique propose aux élèves du LfdD de participer.

Le concours concernera les niveaux suivants :

  • ECOLE – CE2, CM1 et CM2
  •  BENJAMIN – 6ème et 5ème
  • CADET 4ème et 3ème  
  • JUNIOR 2 nde et 1ère et autres classes de lycée
  • ETUDIANT – Terminale scientifique

 Dans chaque niveau, il n’y a qu’un sujet mais les élèves seront classés en catégories suivant le niveau de la classe.

 Frais d’inscription : 3 euros

Comment se déroule l’épreuve ?

Le concours est prévu le jeudi 18 mars 2021

L’épreuve dure 50 minutes, le matin entre 8 et 12 heures (modalités à revoir en cas de confinement), et se déroule sous la responsabilité d’un professeur ou d’un membre de l’équipe éducative, qui en assure la régularité.

L’épreuve consiste en un questionnaire à choix multiples de 24 questions (16 questions pour les CE2) de difficulté croissante. Pour chaque question, cinq réponses sont proposées : il n’existe qu’une seule bonne réponse. L’épreuve est individuelle et sans calculatrice. Les brouillons et outils géométriques sont autorisés.

Chaque participant recevra un cadeau mais les meilleurs seront récompensés par des voyages, des lunettes astronomiques, des calculatrices, des livres …

Résultats et classement

Les résultats font l’objet d’un classement national. Les solutions et résultats sont publiés sur le site Kangourou des mathématiques après clôture du concours en Europe ou dans le monde. Le classement est envoyé par courrier aux écoles et établissements scolaires participants.

Et maintenant…

Si votre enfant est intéressé, vous pouvez faire un virement de 3 euros sur le compte de l’école en indiquant la référence « concours kangourou 2021 », avant le mardi 23 février 2021.

Titulaire du compte :

Verein der Eltern und Förderer des französischen Gymnasiums in Düsseldorf e.V.

Banque : Kreissparkasse Düsseldorf

IBAN : DE96 3015 0200 0001 0759 69

BIC/SWIFT : WELADED1KSD

En attendant les inscriptions, que M. Philippe Morales, professeur de Mathématiques / Informatique espère être nombreuses, (pour rappel, l’an dernier plus de 100 participants), il souhaite déjà bonne chance aux futurs participants, et rappelle que l’essentiel est bien sûr de participer à cette grande fête des mathématiques.

À vos crayons… Prêts… Participez au jeu-concours Kangourou le jeudi 18 mars 2021 !  Pour plus d’information, rendez-vous sur le site officiel ici

Bon courage !