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février 2018

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Anciens élèves

 

Forum des anciens du LfdD le 24 mars 2018 !

Vidéo Forum des Anciens 2018

Outre les retrouvailles entre anciens élèves et professeurs, ce sera l’occasion de contribuer à l’orientation de nos lycéens en leur faisant part de leurs choix d’études : série de bac, études post-bac, ré-orientations éventuelles, choix du pays ou de la ville…

Nous en profiterons pour créer officiellement LfdD Alumni, le club des anciens élèves du LfdD.

La journée devrait s’achever par une soirée conviviale, autour d’un buffet préparé pas nos lycéens actuels (2nde – Terminale).

Nous espérons que le plus grand nombre répondra à l’appel !

Les anciens souhaitant participer peuvent contacter Mme Larsen alarsen@lfdd.de

 

 

Cette année marque l’ouverture à notre zone de la plateforme AGORA, et donc à la mobilité lycéenne par le biais du programme ADN-AEFE, la possibilité de participer au FOMA 2018 à Beyrouth organisé dans le cadre de l’AMLF.

Pour découvrir la signification de tous ces acronymes, rendez-vous sur notre page Anciens du LfdD et de l’AEFE !

 

 

Présentation du programme de mécénat

 

Le 31 janvier dernier, le LfdD recevait des représentants d’entreprises implantées à Düsseldorf et dans sa région, ses prestataires et partenaires, pour leur présenter son programme de mécénat.
Ce fut aussi l’occasion de découvrir le nouveau bâtiment en construction et notamment les futurs laboratoires tant attendus !

Salarié ou entrepreneur, vous pouvez nous aider en devenant ambassadeur auprès de votre entreprise !  N’hésitez pas à nous contacter.

Le Rheinische Post a relaté cette soirée dans un article paru le 5 février (cliquez sur l’image pour accéder à l’article) :

La plus grande interrogation écrite de maths dans le monde !

Kangourou des mathématiques 2018 : Fête des maths !!!

 

Cette année, comme les années précédentes, l’association  » Kangourou des mathématiques  » organise son jeu-concours. Ce jeu-concours a pour objectif de stimuler et de motiver la grande majorité des élèves suivant le programme normal de leur classe. Il s’appuie sur une grande participation afin de devenir une manifestation scientifique de masse.


A titre indicatif, en 2017, près de 30 pays ont participé au « Kangourou sans frontières ». Le même jour, presque à la même heure, 3,5 millions de jeunes européens ont réfléchi aux mêmes questions..
Comme les années précédentes, je souhaite que les élèves volontaires du lycée participent à cette grande fête. Le concours concernera les niveaux ECOLE ( CE2, CM1 et CM2 ), BENJAMIN ( Sixième et cinquième), CADET ( quatrième et troisième) et JUNIOR ( Seconde, première S et autres classes de lycée ) et ETUDIANT (Terminale scientifique ). Dans chaque niveau, il n’y a qu’un sujet mais les élèves seront classés en catégories suivant le niveau de la classe.
Les modalités sont les suivantes :

  • Frais d’inscription de 3 euros.
  • Une seule épreuve le jeudi 15 mars 2018, entre 8h et 9h.
  • La durée de l’épreuve est de 50 minutes pour tous les niveaux.
  • L’épreuve est individuelle et sans calculatrice. Les brouillons et outils géométriques sont autorisés.
  • Chaque participant recevra un cadeau mais les meilleurs seront récompensés par des voyages, des lunettes astronomiques, des calculatrices, des livres …

Si votre enfant est intéressé, merci de régler avant les vacances d’hiver, via un virement bancaire, la somme de 3 euros.

En attendant les inscriptions, qui je l’espère seront nombreuses, (pour rappel, l’an dernier plus de 150 participants ), je souhaite déjà bonne chance aux futurs participants, et je rappelle que l’essentiel est bien sûr de participer à cette grande fête des mathématiques.

Philippe MORALES
Professeur de mathématiques

Témoignage

Vendredi 26 janvier 2018, Mme Bader est venue témoigner de ce qu’elle a vécu durant la Shoah en nous racontant son expérience de déportée dans un ghetto. Elle était accompagnée du directeur de la maison de retraite juive à Düsseldorf, M. Röken, dans laquelle Mme Bader vit actuellement.

Lors de l’occupation nazie, la famille Bader est déportée dans le ghetto de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie occupée. Dans le ghetto, les S.S. séparent les adultes des enfants pour placer ceux-ci dans des maisons spéciales. La mère de Mme Bader se battra pour la garder et y parviendra. Pourtant, la fillette en voudra beaucoup à sa mère de l’avoir séparée de ses camarades. Seulement, la plupart de ses amis envoyés dans ces “maisons” seront finalement déportés à Auschwitz et n’en reviendront pas.

Agée de 13 ans, Mme Bader se retrouve ainsi seule à errer dans les rues du ghetto. Sa priorité devient alors de se nourrir ainsi que sa famille. La jeune fille commence donc à voler pour survivre. Elle nous raconte qu’une fois, alors qu’elle tentait de voler des pommes de terre qui pourrissaient dans la cave des S.S., “une griffe de fer” l’a violemment attrapée par le col, c’était un S.S.

Prête à tout pour manger, elle accepte un jour la proposition d’un docteur qui lui promet du lait et du pain si elle le suit. Affamée, Mme Bader accepte sans vraiment réfléchir. Ce sera son plus gros traumatisme de cette période car le docteur l’emmènera dans la forêt et tentera d’abuser d’elle. Elle n’en parlera jamais à sa mère de peur des représailles du médecin SS et ne commencera à en parler seulement qu’après son mariage.

Le moment le plus touchant de son témoignage est lorsque Mme Bader nous parle, émue, de son amie Inger Auermann, une jeune fille avec qui Mme Bader avait tissé des liens d’amitié. Aujourd’hui écrivaine et habitant à New York, Inge Auerbacher avait à l’époque écrit Ich bin ein Stern, un poème très fort et touchant sur son étoile juive, sa « Stern ».. Le directeur nous a donc lu ce poème tandis que Mme Bader épinglait fièrement son étoile. Cette lecture a vraiment marqué les esprits de chacun d’entre nous.

Puis, Mme Bader nous parle de sa vie après le ghetto. Après la guerre, elle a fait le choix de rester en Allemagne pour rester aux côtés de son père, plutôt que d’émigrer en Israël ou tout autre pays comme la plupart des juifs. Elle nous parle de son travail dans un Kindergarten qui lui a permis de “rattraper son enfance” qu’elle n’avait pas pu vivre dans le ghetto.

Aujourd’hui, Mme Bader habite dans une maison de retraite juive et n’est pas la seule des pensionnaires à avoir survécu aux camps mais peu en parlent.

Mme Bader déplore d’ailleurs que certains n’aient pas encore entamé leur travail de mémoire comme la population juive russe.

Le directeur nous explique que beaucoup de ces “survivants” reviennent avec de lourdes séquelles. Il nous raconte que pendant de longues années, traumatisé par son arrestation et ses années de souffrance, un résidant, souffrant du syndrome de Jérusalem, s’habillait, mettait son chapeau et son long manteau noir et se cachait en-dessous de son lit systématiquement avant de s’endormir. Il lui a fallu beaucoup de temps pour se coucher dans son lit.

Finalement, Mme Bader nous remercie pour notre accueil et notre grande attention et nous invite à faire attention à chacun d’entre nous car nous sommes tous égaux. Nous repartons chez nous tous impressionnés par cette grande dame pleine d’espoir, de positivité et de paix.

 

Anouck Isambert

Elève de Première ES